Sept initiatives écolos pour se déplacer autrement

ILS SE BOUGENT. Changer la trajectoire des bus et le marquage au sol des routes, livrer des colis en péniche et à vélo, limiter les déplacements en voiture… Les initiatives pour réduire le trafic routier en Ile-de-France ne manquent pas. Sept idées ont retenu notre attention.

Plus de 300 Franciliens (élus, associations d’usagers, transporteurs publics et privés…) se sont réunis au stade de France, le 17 janvier dernier à l’occasion des « Assises de la mobilité » organisées par la Société des transports d’Ile-de-France (Stif). Objectif de la concertation : partager les expériences et échanger autour des bonnes pratiques pour améliorer les moyens de transports dans la région.

1bisUn nouveau marquage au sol pour les vélos

Aux Mureaux (Yvelines), certaines routes sont déjà celles du futur. Ce sont des « Chaucidou » : « chaussée pour les circulations douces » qui donnent plus de place aux vélos. Le principe ? Sur une rue à deux voies, on efface le marquage central et on redessine deux bandes latérales de chaque côté de la chaussée pour les cyclistes. Ces bandes ne sont pas des pistes cyclables classiques car les voitures ont le droit de mordre dessus pour se croiser. Le concept vient de Suisse, où il est mis en pratique depuis 1997. Il a déjà séduit plusieurs pays européens dont l’Autriche et l’Allemagne.

2terDes vélos pour aller déjeuner

L’entreprise JM Bruneau, installée sur le parc d’activités de Courtabœuf (Essonne), met à disposition de ses salariés un service de vélos, nommé « Bureau bike ». Ces vélos peuvent être empruntés à l’heure du déjeuner. L’entreprise ne possédant pas de cantine, elle ne veut pas que ses employés soient obligés d’utiliser leur voiture le midi et les encourage à pédaler pour aller manger.

3terTrois semaines sans ma voiture

L’opération de sensibilisation de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), nommée « L’agglo sans mon auto », est simple : troquer sa voiture contre les autres modes de transports (vélos, autopartage, covoiturage, transports en commun…), pendant trois semaines. Six habitants de Cergy-Pontoise se sont prêtés au jeu en septembre dernier. Depuis, l’un d’entre eux a même renoncé à sa seconde voiture. « L’expérience sera réitérée dans l’année », a assuré Francette Gaudin, à l’origine du projet.

4bisDes aires de covoiturage aménagées

En s’inspirant de ce qui existe déjà en Bretagne, l’Essonne commence à mettre en place des aires de covoiturage sécurisées, gratuites et reconnaissables (grâce un panneau dédié). Sur ces aires, installées sur des parkings déjà existants (type supermarché) ou sur des emplacements nouvellement aménagés, les covoitureurs peuvent garer les voitures et un chauffeur peut également y trouver un covoitureur « spontané ».

5Le développement de service de transport à la demande

Dans la communauté de communes du Gâtinais-Val-de-Loing (Seine-et-Marne), territoire très rural, un Proxi’Bus circule depuis le 1er octobre 2012. Destiné à améliorer et à faciliter en semaine la mobilité des personnes isolées ou non motorisées, le bus passe chercher les habitants qui l’ont demandé (à un point d’arrêt à proximité de chez eux) avant de les déposer en ville. Le prix de la course : un ticket de transport francilien.

6bisDes trajets de bus optimisés

Dans la communauté de commune de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines), l’itinéraire des bus desservant les collèges et les lycées a été repensé et optimisé après avoir identifié et cartographié les lieux de résidence des élèves. Cette géolocalisation a permis de mettre en évidence des zones mal desservies par les transports et des zones où, au contraire, la desserte était redondante. De nouveaux tracés, venant corriger ces inégalités, ont été mis en place en septembre.

7bisLivrer des colis dans Paris par péniche et vélo

Pour livrer au cœur de Paris, l’entreprise Vert chez vous, passe par la voie fluviale et n’utilise que des véhicules propres. Des camions électriques et surtout 18 vélos électriques livrent chaque jour les professionnels parisiens sans polluer. Grâce à la mobilité de la péniche, qui vogue sur la Seine, les livreurs ne sont jamais loin de leur point de livraison. Et les vélos, adaptés à la ville dense, ne perdent pas de temps dans les embouteillages.

Elodie Buzaud et Dora Courbon

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